
Plus compliqué que la Turquie, le Liban, où hier, Human Rights Watch s’est résignée à ne pas présenter son rapport concernant les attaques du Hezbollah sur Israël en Juillet 2006. Aux violentes critiques du divin parti, qui trouve que le rapport de HRW n’est autre qu’ une "incitation contre les droits de la résistance", se sont bizarrement rajoutées les pressions et les critiques du gouvernement libanais, siniora trouvant même "qu'il est inadmissible de mettre les meurtriers et les victimes sur le même niveau", que "C'est inacceptable car cela n'a pas de base légale et cette organisation (HRW) ne devrait pas adopter une telle position" et que HRW "aurait dû commencer par Israël afin de mettre en contexte l’immensité des crimes commis contre les civils". le gouvernement Siniora ayant même manifesté son rejet des recommandations du rapport de HRW stipulant que les membres du Hezbollah devraient être jugés pour crimes de guerre. Siniora dans toute sa splendeur, une ambiance de fraternité libanaise qui a poussé HWR à annuler sa présentation du rapport surtout sous la menace du Hezb de l’empêcher par des manifestations. Siniora paraît encore plus faible que jamais face au Hezb. Pire, il se donne lui-même les moyens de sa propre faiblesse et plonge son pays et la communauté internationale dans le doute. Un doute largement exploité par "l’opposition" puisque Lahoud annonce qu’au terme de son mandat, si aucun accord n’est trouvé pour un gouvernement d’union nationale avec des terroristes, il nommera un gouvernement de transition. Le Liban se retrouvera ainsi avec un gouvernement dans chaque coin de rue. Et si les parties en opposition au Liban s’affrontaient dans un Upwork, un big concours de Break-Dance? et que le meilleur gagne! Je vois déjà le terrible moon walk de Siniora, le Waving du général Aoun et le Basic Freeze d'un Nasrallah en Djellaba. Ce n’est pas politiquement correct, mais c'est une solution.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire