vendredi, décembre 14, 2007

JUDGEMENT DAY

Le bordel continue à frapper notre monde de plein fouet en cette fin d’année. Même mes fashion copines n’échappent pas à la règle et tanguent dangereusement entre le retour fuchsia, le frisson des gros mots, le gilet à rayures noires, la danse du ventre, le glamour du restau marocain, le ras-le-bol du string et la peur d’une grossesse pas toujours fashion. Ce n'est pas dans l'ordre mais je vous ai résumé la somme de toutes leurs peurs. D’autres peurs ressurgissent en cette fin d’année, en Algérie, où les fous de Dieu reprennent le business après l’OPA amicale d’al Qaeda sur l’ensemble des groupes islamistes, donnant ainsi l’occasion à de jeunes cadres dynamite de faire exploser leur talents. Il faut dire que le gouvernement algérien à bien subventionné le business en libérant la quasi-totalité des émirs et miliciens islamistes qui ont vite fait de reprendre le maquis. Le Liban également sombre dans la peur, le Liban où le jugment divin frappe encore. Cette fois c’est le général François El Hajj qui à passé l’arme à gauche, sans doute beaucoup plus pour son devenir politique que pour ses compétences militaires. Les Libanais se plaisent à pointer, comme chaque fois, ce diable d’Israël, qui avait sans doute peur du don de stratège de François El Hajj, préférant le liquider avant qu’il n’accède au poste de Chef d’État-major et qu’il ne rase l’Etat Hébreu. Je rappelle pour ceux et celles d’entre vous qui débutent en politique internationale que les dirigeants Israéliens n’ont rien d’autre à branler que de comploter contre le Liban, assassiner ses politiciens et détruire sa démocratie.
En France, c’est le cirque Kadhafi qui à planté sa tente pour une semaine Parisienne, Kadhafi s’est donné en spectacle et à entrainé le gouvernement Sarkozy dans un mémorable numéro de bouffonnerie. Et comme en témoigne son interview au Nouvel Obs, Sarko persiste et signe dans son abracadabresque politique étrangère alors que son sens de la morale affiché lors de la campagne présidentielle fait pshiiit. Mais la bonne nouvelle, amis français, c’est que pendant que la quasi-totalité du gouvernement français se tirait la Djellaba, Rachida Dati, entre deux séances photo sado-maso sur Match, à décidé de mettre fin au bordel de la carte judiciaire en France en la mettant on line. La toile judiciaire, il fallait y penser. Rachida Dati lance donc la Datibox, une solution qui porte le nom très officiel de "Point Visio-Public", fruit de la collaboration entre Orange et le Ministère de la Justice, une sorte de justice fast-food ou de tribunal taxiphone. On n’arrête pas le progrès. Un avocat ironise en se disant convaincu que les tribunaux, c'est has been, que c'est trop XIXème siècle, que la justice du XXIe siècle sera online et qu’il pourrait plaider par SMS. Moi je ne sais pas si le nouveau système Dati prévoit l'envoi des pièces à convictions en... pièces jointes. Vivement Judge Dread.
Vous l’avez compris, Décembre, c’est le bordel. Décembre, c’est aussi l’heure du bilan et la saison des ruptures, mais de ce côté-là je suis au moins tranquille. Et comme chaque fin d’année je pioche dans mes joies et je reviens à mes basiques, je réécoute en ce moment les Stereophonics et je rigole doucement en découvrant leur nouveau single, My Friends, un bijou qui va surement bousculer mes nouvelles fashion friends dans leurs slips. Vivement le week-end, et ce n'est pas Sarko qui dira le contraire.

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