jeudi, mars 25, 2010

Love is in the air

Elle avait retenu son souffle jusqu’à ce qu’elle claque la porte de l’appartement et glissé dessous une feuille pliée en deux. Il y a avait quelques mots gribouillés à la va-vite dans cette feuille, mais aussi la clé de l’appartement. Elle avait retenu son souffle dans les escaliers et franchit la porte de l’immeuble précipitamment, elle voulait s’en éloigner avant qu’il ne rentre. Elle avançait dans cette rue piétonne d’un pas engagé et léger, comme sa valise. De toutes les façons elle ne voulait pas prendre grand-chose de ce qu’elle laissait derrière elle, de ce qu’elle plaquait. Les claquements de ses bouts de talons et le roulement de sa valise la faisaient sourire, des bruits qui résonnaient comme des notes de liberté dans cette rue. En rentrant ce soir, elle ne pensait pas ressortir dans l’heure qui suivait avec sa valise. Toute la journée, elle ne voulait pas répondre à ses appels pour ne pas lui dire au revoir, pour ne pas pleurer. Ce soir, en sortant de sa douche, elle trouvait un message "je ne prendrai pas l’avion sans toi". Elle qui ne voulait pas pleurer en lui disant au revoir, c’est en sanglot qu’elle faisait sa valise. Pour une fois qu’elle pleurait de bonheur dans cet appartement. Elle sait qu’il l’attendra, elle sait qu’il l’aimera. Maintenant elle sait aussi que c’est avec lui qu’elle veut refaire sa vie, elle qui avait peur d’être déçue une fois encore, d’être seulement un trophée sur talons hauts qu’un homme voulait exhiber à son bras lors des soirées mondaines. Elle commence à hâter le pas pour sortir de cette rue qu’elle quitte avec un sourire après l’avoir tellement traversée le visage triste. Ce soir elle s’envole vers une autre vie et un autre continent, mais s’envole surtout avec celui qui l’aime. Ce soir, elle n’a jamais respiré un air aussi doux dans cette rue.

Ce texte est une contribution au Jeu d'écriture(s) du blog à 1000 mains sur une photo de Robert Lubanski.

mardi, mars 09, 2010

La Ferme des Célébrités

C’est une période particulièrement agitée pour le grand timonier qui doit gérer les déceptions accumulées des français et les foirades politiques. Sarkozy ne pouvait donc pas se permettre le moindre faux pas avant les régionales. C’est donc en catimini, alors que le salon de l’agriculture était encore fermé au public que le monarque est allé honorer le peuple de l’herbe. Arrivé 30 minutes avant l’ouverture des portes aux pov’cons, Sarko n’a fait que traverser le salon au pas de course et enchainer avec une table ronde en off de l’exposition. Pour Sarko, être président c’est devenu le salaire de la peur dès qu’il y a risque d’aller à la rencontre du bon peuple. Sarkozy a peur, peur du peuple mais aussi peur des journalistes en liberté, ces sauvages pas accrédités qui ne sont pas passés par la case briefing de l’Elysée. Le salon de l’agriculture était donc la somme de toutes les peurs de Sarkozy. Mais Sarkozy ne veut pas montrer que c’est rien qu’une petite fiotte, il s’entoure donc de barbouzes et se la joue Joe Pesci qui fait son parrain new-yorkais. Trop facile alors de traiter les gens de "pov’con" du haut de ses talonnettes et de lancer des "descends le dire" un peu comme le ferait Robert De Niro. Depuis quelques mois, Sarkozy ne va qu’à la rencontre de français estampillés UMP et de journalistes accrédités par l’Elysée, tout le reste est maintenu en dehors des cordons de sécurité. Le concept du français accrédité est né. Sarkozy est un président démocratiquement élu qui développe des réflexes de dictateurs. Chacun de ses déplacements implique un déploiement sécuritaire impressionnant et des quartiers entiers sont bouclés, vidés et repeuplés de figurants UMP. Pire, les manifestants sont systématiquement refoulés loin derrière les zones de sécurité et pancartes et banderoles confisquées avec brutalité. La pire des images que peut renvoyer un président élu c’est celle d’un président sans peuple. C’est l’image de Sarkozy aujourd’hui, un monarque complètement isolé d’un peuple qui n’écoute même plus ses discours et ses promesses à la con. Entre temps, Rachida Dati jouait l’héroïne m’as-tu-vu en Irak où elle était partie avec la délégation européenne chargée d’observer les élections législatives. A vrai dire, elle était à Bagdad pour se faire observer et bitcher devant l’équipe de Paris Match qui l’accompagnait. Une opération comm d’une obscénité hallucinante sur les bords du Tigre, en jeans serrés et talons hauts, escortée par les GIGN de l’ambassade de France, surement contents d’être dans l’ambiance Dati et de se mettre en danger juste pour servir la mégalomanie de miss peoplitique. Promis, la prochaine fois je vous parlerai de la nouvelle collection Vanessa Bruno.

dimanche, février 14, 2010

French Kiss

Les bonnes blagues étant les meilleures, Fillon sifflait cette semaine la fin de la récré et convoquait l’élève Besson pour lui tirer ses oreilles de fouine. Le débat sur la francitude partait tellement en couilles qu’il devenait impératif d’arrêter les frais et calmer les esprits à quelques semaines des régionales. Excellent exercice d’équilibriste de Fillon, il est intéressant de noter que les deux mots identité et nationale ont fait pshiiit. Fillon parle maintenant de bonheur, d’oiseaux colorés, de république et de citoyenneté. Exit les mots moches qu’utilisait Besson, devenu le symbole le plus détesté de la Sarkozie. Fillon est un artiste, lui parle de "mieux faire connaître les valeurs de la république", avec l'aimable contribution d’une commission composée de parlementaires, d’historiens et d’intellectuels. Personne ne sait encore si Jean-baptiste Botul fera partie de cette commission qui sonne comme un désaveu pour Besson, même si une unité de façade avant les régionale est de mise. Fillon parle aussi d’instaurer un "carnet du jeune citoyen", pour en permettre une meilleure traçabilité et lui octroyer un label bleu blanc rouge. Après le retour à l’ORTF initié par Sarkozy, c’est désormais le retour de l’école à l’ancienne, de l’instruction civique et de la bonne petite cuillerée d’huile de foie de morue administrée par Fillon. Besson sait que ses jours sont désormais comptés dans ce gouvernement et qu’il pourra pleinement se consacrer aux préparatifs de son mariage avec sa toygirl. Mais avant de partir, Besson compte bien se vider les couilles sur les sans-papiers et les clandestins, qu’il compte stocker dans des zones franches de tout droit, bien à l’abri de la justice. Vivement les miradors et les barbelés sur les plages. Ce conclave sur l’identité nationale était nécessaire pour Sarko afin de désamorcer une bombe à fragmentation nommée Besson qui risquait de lui exploser à la figure et faire voler en éclat la majorité, d’autant plus que son plan croc de boucher ayant foiré, De Villepin lui revenait dans les pattes tel une grenade dégoupillée. Ca va être un peu plus compliqué à gérer que Human Bomb. Le débat sur l’identité nationale, son ministère et son ministre sont une insulte à la république française et ses valeurs. Sarkozy veut faire croire que si ça va mal, c’est parce que la France traverse une crise identitaire. La France n’a pas attendu Sarkozy et ses larbins pour se trouver une identité. La véritable question est que fait Sarkozy de cette France, à part la démanteler structure par structure. C’est à Sarkozy de se chercher une identité et une politique, non pas la France. La France n’a pas peur de la France, elle à peur de ce que Sarkozy fait de la France. Et comme la machine à bordel s’était emballée en cette période de flibusterie politicienne, le sarkozillon Olivier Besancenot hissait "le voile" pour surfer sur la vague burqa. C’est quoi une femme voilée sur une liste électorale républicaine ? De la laïcité positive ? Trotsky doit se retourner dans sa tombe. La république est un instrument de liberté et non d’aliénation, et il est inconcevable de voir une candidate à une élection, dans une république démocratique et laïque obéir aux lois de la religion et mépriser celles de la république. Laïque, féministe et voilée, la bonne blague. Une candidate voilée qui défend la laïcité c’est un peu comme une évangéliste qui défendrait le mariage gay. Comment fera cette candidate pour défendre le frenck kiss? symbole des symboles de la francitude. Besancenot est un idiot, un sombre abruti qui est entrain d’utiliser la démocratie pour démonter la république. Fumer l’opium du peuple nuit gravement à la santé.

mercredi, février 03, 2010

Happy Hour

Le M’Café rouvre ses portes après quelques semaines où il a fallu gérer les problèmes de la nouvelle présentation et la merdouille de la récupération des commentaires, chose qui était pendant un bon moment mission impossible. Et là je voudrai dire un grand merci à Ithaa et à son homme, dont l’aide et la disponibilité avaient permis la récupération des commentaires et l’installation de la nouvelle interface. Un grand merci les amis, vous pouvez désormais m’appeler à n’importe quelle heure pour lester un cadavre sans que je ne pose de questions. Il est évident qu’en six semaines d’inactivité, il y en a eu des sarkozades, de la politique en veux-tu-en-voila, du Sarko à caractère informatif façon ORTF avec du vrai faux syndicaliste méchant fan de Bernard Lavilliers. Mais c’est surtout une bien mauvaise période pour le monarque où c’est finalement lui qui se fait pendre à un croc de boucher par le Galouzeau, devenu symbole de la résistance contre le sarkozysme. De Villepin est plus que jamais source de stress pour le grand timonier mais aussi pour son épouse, qui déteste qu’on lui parle de De Villepin. Mais il faut dire que Carla, il ne faut pas trop lui demander niveau interviews, comme lorsqu’elle était de passage au Bénin la semaine dernière pour recevoir La Grande Croix du Bénin poï poï poï :  une véritable humiliation pour la république et la langue française, devant des journalistes morts de rire. Bref, nous aurons l’occasion de parler de tout ça, de tout ce qui fait la sarkozie, de son président aussi agité qu’une abeille, de ses traîtres, de ses burqas, de son identité nationale, de sa Ferme des Célébrités de l’apartheid, et de ses ministres tellement à la ramasse qu’ils donnent l’impression d’être des daltoniens face à un rubick’s cube. Ensemble tout est possible, et ils peuvent compter sur Estrosi qui va relancer la machine avec les bonnes idées d’Anna Wintour et de Carine Roitfeld. 2010, l’année du ministre fashionista ?

lundi, décembre 14, 2009

Made in USA


La France à d’incroyables talents, et la nature ayant horreur du vide, la relève de Johnny est déjà en ordre de marche avec le lip dub des jeunes de l’UMP. Un suicide 2.0 qui démontre l’étonnante capacité de l’UMP à s’auto-humilier sur internet. Changer le monde, tout un programme que l’UMP compte mettre en œuvre avec un casting de choix : Patrick Devedjian chante ainsi la fraternité (à la base c’est un ancien membre d’Occident, un groupuscule d’extrême droite), Rachida Dati, en racaille de service chante la révolte qui gronde, et pour un peu plus de réalisme, elle tombe la chemise Dior pour un vulgaire sous-pull. Plus affligeant encore, le spectacle de Xavier Darcos qui fait le con sauce Baloo, suivi de la reine du dancefloor, Nadine Morano qui se trémousse telle une Britney Spears. Sans oublier la jeune UMPiste qui soulève son pull façon girl gone wild pour montrer son t-shirt UMP. Chaleur. Mais la cerise sur le gâteau c'est Gilbert Montagné qui prend le volant d’un 4x4. Ca vous donne une idée sur comment est conduite la France de l’UMP. Et pour appuyer leur vision de l’avenir à la yes we can , les jeunes attardés n’ont pas hésité à intégrer une séquence d’Obama serrant la main de Sarko. A mi-chemin entre We are the World et les Enfoirées, ce clip est un véritable naufrage, une absurde autoglorification à l’image de la sarkozie. A l’heure où la France est au plus mal, l’UMP et son Roi enchainent les fumisteries sensées redonner du moral aux français, ainsi à côté du lip dub de sa jeune brochette de cons, la maison mère UMP touchait le fond avec son clip pour les régionales et faisait de la France un Disneyland. La France de Sarkozy n’est qu’un misérable collage de vidéos tournées aux usa et achetées à getty images pour célébrer des régions françaises. Maisons de banlieues américaines, voitures américaines, plaque d’immatriculation américaine, ballon de football américain. 100% d’ingrédients made in usa pour faire rêver la France profonde. Voilà donc l’identité nationale de la France de Sarkozy, une France imaginaire avec une politique spectacle. Ce clip évangéliste est humiliant pour la France qui n’est plus qu’un décor à la Truman Show où Sarko place ses figurants américains. Un désir d’avenir façon UMP, une France fabriquée à Hollywood, la France de Sarkozy, lui qui avait invité la presse à Eurodisney pour la présentation officielle de sa nympho transalpine. Carla qui va d'ailleurs tourner dans le prochain Woody Allen, un autre rêve américain de Sarkozy, dont la politique n’est finalement qu’une storytelling. Un doux esprit de Noël flotte sur la Sarkozie. Pour la petite histoire, les petits cons de l’UMP déclaraient fièrement que leur lip dub avait mobilisé 250 de leurs bras cassés et demandé 500 heures de travail. Ca vous donne une idée sur les futures compétences de l’UMP. 500 heures de boulot pour faire un clip à la con fait par des cons avec des cons et à l’usage des cons. L’UMP en a fait des débilités, mais là ça dépasse le mur du con. Pendant ce temps là aux états-unis, les vraies, le rêve américain de Tiger Woods virait au cauchemar, il faut dire que treize maîtresses c'est abuser. Encore cinq nanas et il jouait le 18eme trou.

dimanche, novembre 22, 2009

Parle à ma main

L'Eire de rien, la bande à Domenech s'est qualifiée pour le mondial de 2010 en Afrique du Sud. Une victoire seconde main. Un spectacle affligeant d’une équipe qui aura merdé le boulot jusqu’au bout. Le sort en est jeté par la FIFA et la Fédération Française de Football s’en lave les mains, le match ne sera pas rejoué, même si Thierry Henry, se défaussant sur l’arbitrage, déclarait la main sur le cœur qu’il serait plus juste de rejouer le match. Pratique de faire sa mini opération de communication après que la FIFA ait confirmé que le match ne sera pas rejoué. Il faut dire que la qualification de la France arrange tout le monde, question de gros sous. D’une part, c’est plus "rentable" pour la FIFA d’avoir la France dans le tableau final plutôt que l’Irlande, d’autre part, la Fédération Française décroche le jackpot avec la participation des bleus au mondial, les sponsors et les commissions sur les droits télé. TF1 aussi se frotte les mains, la chaîne du temps de cerveau disponible aurait perdu une recette pub de 120 millions d’euros si les bleus étaient disqualifiés. D’ailleurs Christian Jeanpierre, l’abrutissime commentateur de TF1 s’en foutait en direct et avec hystérie qu’il y ait main, l’essentiel pour lui c’était d’être qualifié, et il en est tout fier. Une attitude de voyou qu’on retrouve au plus haut niveau avec les gangsters de la Fédération, avec Sarko qui botte en touche et Laurent Blanc, ancien champion du monde et entraineur de l’équipe championne de France en titre qui tacle les médias leur disant d’arrêter de jouer les vertueux. Quant à Domenech, qui aurait surement voulu demander la main de Thierry Henry après le match, il s’insurge et refuse que lui et sa bande soient traités de "coupables". Il faut dire qu’il réussit un joli hold-up en empochant une prime de qualification de 862 000 euros honnêtement gagnés qui s’additionnent à ses 50 000 euros mensuels d’argent facile. Les Domenech’s Eleven aussi font sauter le casino puisque chaque joueur se met dans les 400 000 euros en moyenne dans les fouilles. Le calcul est simple, 13000 euros par joueur pour chaque match et la cagnotte compte double en cas de qualification. On comprend mieux pourquoi Thierry Henry s’en branlait de la main gauche du fair play juste après le but. Bel esprit. Le sport perd ses valeurs et devient un jeu à la con où la triche des joueurs est secondée par la vulgarité des positions des officiels. Drôle d’esprit quand on fait la promo du fair play et du respect de l'autre. Drôle d’image dans un pays où ceux qui prétendent lancer le débat sur l’identité nationale et les valeurs fédératrices acceptent la triche en répétant avec un malin plaisir que c’est le jeu. C’est un jeu à la con, et au-delà de la question de rejouer ou pas le match, ce que tout le monde retiendra c’est que les hautes sphères françaises sont devenues un haut lieu de la piperie et de la baraterie. L’identité nationale, c’est aussi sur le terrain qu’elle se joue, et la flibusterie des sportifs et des dirigeants français lui assènent un sacré coup en donnant le mauvais exemple. Et les exemples ne manquent pas en Sarkozie, du soutient affiché de ses politiciens à Polanski jusqu’à l’amitié affichée par l’Elysée à Bongo junior, sans oublier la bienveillance décomplexée d’élus à l’égard de grands démocrates, comme sait le faire Eric Raoult. Ce Sarkozillon se permet même de donner des leçons "républicaines" à Marie NDiaye alors qu’il est lui même une insulte à la république, qu’il est l’admirable illustration de la droite beauf, inculte, mal élevée et mal fringuée. Les exemples ne manquent plus, du casse toi pauv’con à la main de Thierry Henry en passant par le bras d’honneur de Besson, les bordels de F.Mitterrand et le débat sur la fessée lancé par une tête à claque, l’identité nationale française se rapproche de l’obscénité berlusconienne beaucoup plus que des vraies valeurs républicaines. Et pour le Mondial en Afrique du Sud, autant remplacer la Marseillaise de Rouget de Lisle par le Parle à ma main de Yelle. En attendant, il faut sauver l’honneur du coq sportif et charger le soldat Ségolène de présenter des excuses au monde du ballon rond. Plus on est de foot, plus Henry.

vendredi, novembre 06, 2009

Gossip Gov


6299 €. C’est le coût moyen d’une expulsion d’un étranger en situation irrégulière en France. 533 millions €, c’est le coût des rétentions et des expulsions de 18300 étrangers en 2008. La régularisation aurait coûté 2 fois moins cher et sauvé quelques uns d’un retour vers l’enfer. Il ne fallait pas plus pour Eric Besson, Ministre des Charters pour expérimenter une nouvelle approche de l’immigration et montrer son amour des étrangers, d’une jeune et belle étrangère surtout. Divorcé, le traître préféré de Sarkozy avait eu la bonne idée de servir lui-même de labo pour une "sans papiers", une tunisienne, Yasmine Torjman, jolie étudiante de 22 ans qui devait chaque année prendre sur son temps shopping pour aller renouveler sa carte de séjour, ce qui n’est pas du goût de la demoiselle. Il faut dire que c’est plus facile d’être naturalisée française. Yasmine ne vivait pas dans la "jungle" de Calais et sens bon le jasmin, pas comme les afghans expulsés, elle est l’arrière petite fille de Wassila Ben Ammar, la femme de l’ex Président tunisien Habib Bourguiba. Et lorsque la Gossip Girl rencontre Eric Besson sur le yacht de tonton Tarak Ben Ammar, producteur influent, ami des politiques et associé de Berlusconi, elle n’hésite pas de lui faire part de sa peine et sa galère d’étudiante pour renouveler chaque année sa carte de séjour. Eric, dans sa grande bienveillance pour les immigrés en difficultés, décida de la prendre sous son aile, de lancer la procédure de naturalisation et même, ultime sacrifice, de se fiancer avec elle. Quel séducteur. Tout le monde y gagne, elle à l’argent, lui le pouvoir, et l’Union pour la Méditerranée sauce Besson interviendrait dans les prochaines semaines. Il parait même que Brice Hortefeux à déjà préparé une blagounette spéciale mariage. Yasmine devrait cependant lire le "Manuel de Guérilla à l’usage des Femmes" (Editions Grasset) de Sylvie Brunel, l’ex-femme d’Eric Besson, dans lequel elle dépeint un mari infidèle qui avait refusé de lui jurer fidélité devant le maire le jour de son mariage. Sa fille Ariane n’a pas une meilleure opinion de son papa, qu’elle traite d’arriviste. Mais c'est sans doute sans grand intérêt pour la Gossip Girl qui jettera Besson aussitôt qu’il quittera le pouvoir, tout comme Carla jettera Sarkozy. Se marier avec une nénette qui à le même âge que sa fille, à croire que Besson est atteint du syndrome Frédéric Mitterrand. D’ailleurs le ministre de la culture, ami de Tarak Ben Ammar sera sans doute invité au mariage, tout comme Roman Polanski, grand pote du producteur. Mais d’ici là Roman sera surement entrain de profiter du soleil de Californie dans la cour de sa prison. Pendant ce temps-là l’Amérique retient son souffle avant la diffusion annoncée le 9 Novembre d’un épisode de Gossip Girl avec un threesome, autrement dit un plan à trois, un épisode jugé irresponsable par la puissante association Parents Television Council puisqu’il risque selon elle de pervertir le public ado de la série. On se demande qu’est ce qui est plus vulgaire à la télé, un threesome chez Gossip Girl ou le déguisement hideux de Michelle Obama pour Halloween.

lundi, octobre 12, 2009

FESSBOOK

C’est un dommage collatéral provoqué par l’arrestation de Polanski : la mauvaise vie du Sérénissime Frédéric Mitterrand refait surface. Petit rappel des faits de cette histoire de l’arroseur arrosé : au lendemain de l’arrestation de Polanski, Frédéric Mitterrand, ministre de la trouduCulture, jugeait "absolument épouvantable" cette arrestation "pour une histoire ancienne qui n'a pas vraiment de sens". Quelques jours plus tard, il se rendait compte qu’il avait raté une occasion de la boucler. Pour faire face au scandale, Son Excellence Frédéric Mitterrand était de passage sur TF1, chaîne hautement culturelle, pour une séance d’auto-flagellation romancée sous le regard vicelard de Laurence Ferrari. Sordide plaidoyer. Trop facile de répondre à côté, jouer à fond la carte de l’indignation, parler de honte et de déshonneur pour ceux qui l'attaquent. Malhonnête jusqu’au bout, Frédéric Mitterrand voulait expliquer. Pourtant il n’y avait rien à expliquer. Grotesque personnage qui, il y a quelques semaines, défendait une éthique et donnait des leçons de morale à l’occasion du vote de la loi Hadopi et qui tente aujourd’hui de convaincre qu’il n’est coupable de rien, ni lui ni Polanski. Jamais un ministre de la république française n’avait atteint un tel degré de bassesse intellectuelle. Et il se trouve que celui qui écrivait "je suis libre, absolument libre de jouer avec mon désir et de choisir. La morale occidentale, la culpabilité de toujours, la honte que je traîne volent en éclats" voit cette morale occidentale lui revenir à la gueule comme un boomerang. Et la pompe à merde tourne à plein régime puisque dès le lendemain de son secret story sur TF1, une autre affaire refait surface, celle où l’on découvre que Mars dernier, alors qu'il était encore directeur de la Villa Médicis, Frédéric Mitterrand avait fait un témoignage de moralité assorti d’une promesse de stage à l'Académie de France à Rome au bénéfice de deux mineurs accusés d’un viol collectif sur une jeune fille de 16 ans. Un témoignage de moralité qui n’engage que lui, pourtant écrit sur le papier à entête de l'Académie de France à Rome. Pire, Frédéric Mitterrand s’engageait en sa qualité de directeur de la Villa Médicis a favoriser un stage de réinsertion pour les deux criminels, dont l'un d'eux est son filleul, fils d'un couple d'amis. Une mission de réinsertion que la Villa Médicis n’a pas vocation à assurer. A moins que ce soit lui qui voulait les insérer. Frédéric Mitterrand est désormais un vrai boulet pour un gouvernement engagé dans une lutte contre le tourisme sexuel et décidé à renforcer les sanctions à l’encontre des délinquants sexuels, un gouvernement qui ne peut logiquement pas compter dans ses rangs un touriste sexuel doublé d’un pédophile, témoin de moralité de deux violeurs et qui juge épouvantable qu’on arrête Polanski, fugitif et violeur pédophile. Et pourtant, le Grand petit Timonier, qui récemment s’était mis à commenter ses lectures comme le fait Obama, affirmait en Juillet dernier au Nouvel Obs qu’il avait lu la mauvaise vie de Frédéric Mitterrand et qu’il avait trouvé le livre "courageux et talentueux". Flash back sur le courage et le talent selon Frédéric Mitterrand qui écrivait "L'argent et le sexe, je suis au cœur de mon système ; celui qui fonctionne enfin car je sais qu'on ne me refusera pas. Je peux évaluer, imaginer, me raconter des histoires en fonction de chaque garçon ; ils sont là pour ça et moi aussi. Je peux enfin choisir. J'ai ce que je n'ai jamais eu, j'ai le choix (...). La morale occidentale, la culpabilité de toujours, la honte que je traîne volent en éclats ; et que le monde aille à sa perte, comme dirait l'autre". Ce livre était donc jugé "courageux et talentueux" par le même énergumène qui fustigeait le manque de morale pendant sa campagne présidentielle en affirmant un 29 Avril 2007 lors d'un fameux discours à Bercy que "(…) l’héritage de mai 68 a liquidé une école qui transmettait une culture commune et une morale partagée (…) Voyez comment l’héritage de mai 68 a introduit le cynisme dans la société et dans la politique (…) Voyez comment les héritiers de mai 68 ont abaissé le niveau moral de la politique (…) Nous conjurerons le pire en remettant de la morale dans la politique. Oui, de la morale. Le mot "morale" ne me fait pas peur (…) Mai 68 nous avait imposé le relativisme intellectuel et moral.". Délicieux non ? Deux sans plus tard, Sarko faisait preuve d’ouverture d’esprit et trouvait le carnet de voyage d’un pédophile touriste sexuel "courageux et talentueux" et le propulse Ministre de la Culture pour définitivement ruiner l’image de la France. Et si la Thaïlande demandait l’extradition de Frédéric Mitterrand ? Avec Clearstream, Hortefeux, Mitterrand, et Prince Jean à l’EPAD qui fait même rire les chinois, le Grand petit Timonier aura du mal à redresser la barre d’une Sarkozie à la dérive. Dans ce capharnaüm, Domench pouvait perdre le match contre les îles Féroé, dire toutes les conneries qu’il voulait et déclarer en direct qu’il divorçait d’Estelle Denis sans être inquiété. Pendant ce temps-là, Obama recevait un Oscar pour la paix et Diam’s se lançait dans le rap "halal" et s’en va kiffer le voile avec son mec. Allah prochaine pour d’autres tribulations en Sarkozie.